Dédaigneuse, va !

De loin, je la vis, elle était au même endroit
que lors des mes dernières vacances, ici.
Elle m’a reconnue, tourna la tête est partie.
Je n’ai toujours pas pu la prendre en photo.

Commentaires

1. Le samedi 8 juin 2013, 09:56 par mirovinben

Même avec le Nikon ? Rhooo… Sacré cabot !

2. Le samedi 8 juin 2013, 13:55 par Cunégonde

Il faut choisir, quand je rentre au village, les chats ou le nikon.
J’ai les chats.

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Le Père Lachaise et moi

J'ai accepté de tester un jeu de piste pour une amie. Elle m'avait envoyé les fichiers avec les étapes à découvrir. Une fois imprimée, j'ai bien jeté un œil, j'ai bien vu le mot cimetière. Mais rien ne m'a fait réagir. Je monte un escalier, je me retrouve entourée de tombes. J'en vois partout. Je lis mes documents pour savoir vers où je dois me diriger. Je prends à gauche, des caveaux, la plupart sont vieux, oubliés, mal entretenus. Je fais un tour complet sur moi-même, des caveaux à perte de vue. Tous plus ou moins hauts, plus ou moins grands. Je me sens oppressée, une boule commence à obstruer ma gorge. Je dois sortir de là. Je me concentre sur l'allée où je suis, les arbres, les pavés. Une pierre tombale est écrite en chinois, plus loin sur la droite une en japonnais. Ces gens qui sont venus mourir si loin. Qu'est-ce que cela peut bien faire l'endroit où nous mourons ? La tristesse me submerge, aucune sortie n'est visible. Des caveaux qui ressemblent à véritables petites chapelles, des gens qui photographient, l'extérieur, l'intérieur. Je trouve cela morbide, déplacé, comme si l'intimité pouvait être volée même dans ce dernier lieu. Ils ne photographient pas un ensemble mais des détails. Je m'imagine bien le corps enterré dans une tombe horizontale, mais quand le caveau est vertical ? Je n'aime pas ces pensées lugubres qui prennent possession de moi. Un caveau neuf, fleuri, visité sur lequel est écrit Colette me rassure. J'en identifie la raison bien après être sortie. Le cimetière que je connais le plus, celui qui me bouscule le plus est celui de mon village. Il a une taille "humaine", toutes les personnes de ma famille que j'aimais y sont enterrées. La majorité des tombes me sont connues. Je suis ravagée d'émotions contradictoires, les rares fois où je m'y rends. Mais le fait d'avoir connus ces personnes me permet d'accepter d'être là. Je ne suis pas en visite touriste. Une chose est sûre, une fois morte, je veux que mes cendres soient dispersées à l'air libre. Je refuse qu'un monument impose à quelqu'un, un souvenir. Je vais très rarement au cimetière car le souvenir de ma mère est présent en moi.

Je me suis dit

En me promenant, j’ai vu une personne très âgée, assise à côté d’une personne qui semblait avoir mon âge. Elles papotaient. Je me suis dit que cette scène, cela pourrait être moi, plus tard.

Paroles de sages

Mon arrière-grand-mère disait : « quand on n'a pas de tête, il faut des jambes. » Moi, j'en suis à : quand on a pas de mémoire, il faut de quoi noter.

Le premier tour au village

Dimanche, j'ai pu voter chez moi. J'ai aussi pu, comme dans ma jeunesse, assister au dépouillement. Nous sommes 441 inscrits. Il y a eu 268 votants, et 264 exprimés. Le FN arrive en deuxième position avec 61 voix. Ils sont devant l'UMP.