Flash■11

Appuyée contre la porte.
Le métro roule aussi vite que mes rêves.
La porte s’ouvre.
Mon rêve est stoppé.

Flash■8

Dans un camion de police,
à côté du palais de justice,
le policier mange à même une boîte.
Je passe devant le camion,
je vois une femme assise avec les menottes,
à côté d’elle, un jeune homme.

Flash■7

À la station Montparnasse,
sur le quai de la ligne 13,
deux jeunes qui ont moins
de la moitié de mon âge
dorment dans des sacs de couchage.

Une troisième place est vide.
Pourtant elle a dû être occupée.
À côté de chaque place,
occupée ou non, se trouve
une peluche.

Flash■6

Vroum, vroum le bruit est impressionnant.
Le véhicule est caché par la pile du pont.
Le père de famille et ses deux garçons parient sur une Ferrari ou une Porshe.
La voiture passe devant nous. Il s'agit d'une poubelle
dont le parechoc tient avec une ficelle.

Flash■5

Parc du Luxembourg,
un coureur tombe à quelques mètres de moi,
personne ne lui demande s'il s'est fait mal.
Il se relève, continue à courir.

Flash■4

En face de moi, dans la rue
arrive un homme.
Il est vêtu d'une veste de costume gris foncé
et d'un pull col roulé de la même couleur.

Des bottes, en cuir noir sur des jambières
de la même couleur.
Une jupe en jean mi-cuisse
vient finir de l'habiller.

Flash■3

Deux cygnes, leurs longs cous
en avant, passent de concert
sous le pont de Sully.

Flash■2

Des phares au loin,
le bus n'avance pas.
On passe à côté de l'accident.
Les pompiers et le SMUR interviennent.
Le visage de cette femme africaine hagard.,
le bus me transporte ailleurs
chez moi.

Flash■1

Je me trouvais sur le trottoir
en face de Juissieux.
Un homme qui devait avoir mon âge,
me laissa passer, puis m'ébourrifa
les cheveux en disant :
« c'est pas bien ce que tu as fait là. »
Cela m'a fortement intriguée
parce que je n'ai pas compris son geste.

Articles consultés récemment

Dimanche 49

Si vous cliquez sur la photo, elle s’agrandit.

Réac avant l'heure

Je viens de voir que M6 consacrait 2 émissions au mariage. Quel choc pour moi qui suis contre cette institution moyenâgeuse, qui me semble t-il n’a comme but que la défense du patriarcat !

Le Père Lachaise et moi

J'ai accepté de tester un jeu de piste pour une amie. Elle m'avait envoyé les fichiers avec les étapes à découvrir. Une fois imprimée, j'ai bien jeté un œil, j'ai bien vu le mot cimetière. Mais rien ne m'a fait réagir. Je monte un escalier, je me retrouve entourée de tombes. J'en vois partout. Je lis mes documents pour savoir vers où je dois me diriger. Je prends à gauche, des caveaux, la plupart sont vieux, oubliés, mal entretenus. Je fais un tour complet sur moi-même, des caveaux à perte de vue. Tous plus ou moins hauts, plus ou moins grands. Je me sens oppressée, une boule commence à obstruer ma gorge. Je dois sortir de là. Je me concentre sur l'allée où je suis, les arbres, les pavés. Une pierre tombale est écrite en chinois, plus loin sur la droite une en japonnais. Ces gens qui sont venus mourir si loin. Qu'est-ce que cela peut bien faire l'endroit où nous mourons ? La tristesse me submerge, aucune sortie n'est visible. Des caveaux qui ressemblent à véritables petites chapelles, des gens qui photographient, l'extérieur, l'intérieur. Je trouve cela morbide, déplacé, comme si l'intimité pouvait être volée même dans ce dernier lieu. Ils ne photographient pas un ensemble mais des détails. Je m'imagine bien le corps enterré dans une tombe horizontale, mais quand le caveau est vertical ? Je n'aime pas ces pensées lugubres qui prennent possession de moi. Un caveau neuf, fleuri, visité sur lequel est écrit Colette me rassure. J'en identifie la raison bien après être sortie. Le cimetière que je connais le plus, celui qui me bouscule le plus est celui de mon village. Il a une taille "humaine", toutes les personnes de ma famille que j'aimais y sont enterrées. La majorité des tombes me sont connues. Je suis ravagée d'émotions contradictoires, les rares fois où je m'y rends. Mais le fait d'avoir connus ces personnes me permet d'accepter d'être là. Je ne suis pas en visite touriste. Une chose est sûre, une fois morte, je veux que mes cendres soient dispersées à l'air libre. Je refuse qu'un monument impose à quelqu'un, un souvenir. Je vais très rarement au cimetière car le souvenir de ma mère est présent en moi.

Je repoussais

Je n’ai pas appelé ma tante, depuis que j’ai dû rentrer à Paris, pour Épi. Puis sa toxicité retardait de plus en plus mon appel. Aujourd’hui, j’ai accompli mon devoir familial. Ses propres défauts me furent reprochés. Je suis certaine que la méchanceté et l’amertume éloignent du bonheur.

Qui

Va éteindre ses lumières, ce soir ?