Mot-clé - émotion

Fil des billets - Fil des commentaires

Rencontre

Le covid m’a permis
cette belle rencontre.
Il y a quelques jours,
elle m’a appelé pour me dire
que le lendemain,
elle se faisait opérer.
Ce matin, j’ai appris
que je ne la verrai plus.

C'est une belle journée

C’est une belle journée
pour aller avec Isaparis
disperser les cendres d’Épi.

Plus jamais

Je n’écrirai de billets
dans cette catégories.
Je récupère Epi, ce matin,
pour qu’elle passe un moment
chez elle.
Puis.

Dimanche 131

C_p.jpg

Arles ♡14

41_p.jpg


42_p.jpg


9
43_p.jpg


3 soirs différents

Arles ♡10, Nimes

29_p.jpg


30_p.jpg


9
31_p.jpg

Covid sournois

J’ai pris plusieurs claques
à cause de ce virus.
Des morts que j’ai du mal à digérer,
De façon morbide,
je regarde les chiffres tous les jours,
ou presque.
Il s’agissait d’anonymes,
même si souvent, je remarque
qu’il a englouti plus de personnes en un jour
qu’il y d’habitants dans mon village.
Mais là, par 2 fois, il ne s’agit pas des inconnus.
Quand ce n’est pas le virus qui tue directement.
Il attaque sournoisement.

3 jours

Que je ressasse des trucs que
j’ai fait,
j’ai dit,
dont je ne suis pas du tout fière.

#Iwak 26

Je ne cache pas mon angoisse
si je ne pouvais pas rentrer
dans mon village.
Je ne cache pas non plus,
mon angoisse d’y rentrer.


Participation au jeu #IWAK proposé par Kozlika

#Iwak 25

De loin, je vois ou j’entends
mes copains.
Ça fait quelques semaines que
je n’en ai pas tenu un
dans mes bras.

#Iwak 17

Rage depuis ce matin
quand j’ai lu.
Je ne peux pas dire que
j’y pense à chaque instant
mais régulièrement.
Si on a le droit de dire
ce que l’on veut sur les religions.
Je n’ose pas imaginer ce que vivent
les proches de Samuel Paty.

#Iwak 7

Hier soir, une fantaisie m’a pris.
J’ai regardé les locations à New York
pour quand le monde sera
fou !


Participation au jeu #IWAK proposé par Kozlika

#Iwak 5

J’ai horreur d’avoir des couteaux
qui ne coupent pas,
surtout les tomates.
Du coup, je passe mon temps
à les aiguiser.
C’est mon arrière-grand-mère qui
m’a appris ce geste,
quand enfant.
J’allais avec elle
ramasser de l’herbe pour les lapins,
même si ma mère les nourrissaient
tous les matins.
Il y a deux écoles,
une avec la pierre à aiguiser mouillée,
l’autre avec la pierre sèche.
Je pratique les deux
bien que je préfère la première.
Il faut arriver à trouver le bon angle
pour passer la lame sur la pierre.
Le geste approprié consiste
à caresser la lame sur la pierre,
tout est dans le poignet.
Le son indique si la lame est
correctement positionnée,
et le geste bien exécuté.
J’ai récupéré la pierre à aiguiser de mon frère.
J’y tiens beaucoup.


Participation au jeu #IWAK proposé par Kozlika

Mon ancien chez moi

Je n’étais pas aller à Clichy,
depuis 2 ans.
J’avais RDV chez le podologue.
Puis je suis allée faire un tour,
dans mon ancien quartier.
Je n’y avais pas mis les pieds
depuis 2014.
Tout a changé, je trouvais que
le début de mon ancienne rue faisait neuf.
Devant mon ancien immeuble,
un édifice de 6 étages, je crois.
Tout le bloc a été reconstruit.
Quand j’y habitais,
j’avais la chance de ne pas
avoir de vis à vis.

L'Auberge des blogueurs

J’ai fini aujourd’hui
la lecture du jeu de l’été :
l’Auberge des Blogueurs.
C’est un splendide jeu
auquel je suis ravie d’avoir participé.

En tant que lectrice,
je me suis éparpillée,
je n’ai pas toujours priorisé le blog.
Du coup, j’ai pris trop de retard.
Et il y avait 7 à 8 billets à lire par jour.
Quand je lisais,
je voyais les personnages évoluer
comme dans une série.
J’en regarde trop, peut-être.
J’ai eu après ma participation,
celle-ci “m’obligeait” à tout lire,
une lecture très sélective.
Je ne lisais plus que
les personnages qui m’intéressaient,
désolée pour les autres.
Dans quelques temps, peut-être…

En tant qu’auteure,
j’ai pris mon personnage à la légère.
Je ne l’ai pas assez étoffé.
Il manquait de profondeur.
Faute de temps,
je n’allais pas assez sur le forum.
J’ai compris que tardivement
l’implication qu’un tel jeu réclamait.
J’aurai dû être plus organisée.
Du coup, je n’ai pas su créer d’interaction,
ni même osé.
En plus, je participais en début de jeu,
de toute façon après,
je n’aurais pas pu,
et il a fallu laisser le jeu se poser,
vivre.

Comme tout était facile.
Je sais que les frères Molette ont
accompli des prouesses.
Visuellement, le blog est très beau.
Le forum est top.

J’ai cherché à droite, texte suivant,
du texte que je venais de finir.
Je ne l’ai pas trouvé.
J’ai fini par comprendre que
c’était fini.

Plus de train pour Dreux

Quand je me suis décidée
à aller à Dreux.
J’ai pris un billet de train.
Quelle ne fût pas ma surprise,
quand j’ai vu qu’à partir de Chartres,
c’était un bus !
Si j’avais su,
j’y serais allée quand
j’étais à Chartres.
Mais comme j’entretiens
des relations ambiguës
avec la géographie,
et pire encore avec l’orientation.
Je ne l’ai pas fait.

Bref, j’arrive en gare de Chartres. Aucuns panneaux qui indiquent
la gare routière.
Je sors mon smartphone.
Je cherche l’Application qui
me permet de ne pas me perdre.
Rien !
J’en arrive même à me demander
si cette gare routière existe.
J’ai dû aborder des gens pour
leur demander s’ils étaient du coin.
Et s’ils connaissaient la gare routière.
Non, leur ignorance sur ce sujet
ne me stressait pas du tout !
Une commerçante m’a dit d’aller
tout droit, de passer un pont,
et que ça devait être par là.
Des explications aussi vagues,
plus des gens avec de légers bagages
ont fait que j’ai eu mon bus.
En courant, quand même.

Cadeau de rentrée

Si vous cliquez sur la photo, elle s’agrandit.

Sac_p.jpg

Interrogation sur ma voisine

Ma voisine, d’en face, est une personne en situation de handicap.
Elle parle très mal, et à beaucoup de difficultés pour marcher.
Elle frappe chez moi, je suis sa voisine la plus proche,
dès qu’elle n’arrive pas à faire quelque chose,
par exemple ouvrir une boite de conserve.

Une autre voisine m’a appris
qu’elle était peut-être enceinte.
Plein de questions naissent,
nous nous inquiétons pour elle.
Clairement elle ne pourrait pas élever un enfant seule.
En plus, nous ne lui connaissons pas de copain.
Il y a une semaine quand je suis allée chez elle.
Je lui ai dit: “tiens vous attendez un bébé”!
Elle m’a répondu que non,
qu’elle avait grossi.
J’en ai parlé à une autre voisine du pallier.

Nous ne savons pas trop quoi faire.

Directions biscornues

Parce que gouine,
je me retrouve en train de manifester
pour le mariage,
bien que je sois contre.
Parce que contre la pédo-criminalité
je me retrouve à soutenir (moralement)
des personnes que je n’aurais pas
sans doute pas défendues
le reste du temps.
Je me dis que la vie prend,
quelques fois des chemins étranges,
pour me montrer la voie à suivre.

Ils sont marrants, les gens.

Dans le métro, c’est à celui qui
ouvrira la porte en premier.
Une fois, j’ai cru que le métro allait repartir.
Vivement que toutes les portes soient
automatiques.

- page 1 de 5

Articles consultés récemment

Déménagement

Ils sont partis. Je ne les verrai plus, je ne sais pas où ils sont allés. Je ne saurai pas ce que deviennent les petits. Le nid de corbeaux, en face de chez moi, est vide.

Toutes à gauche ?

Lors d’une discussion, nous nous sommes dit que les seules lesbiennes que nous connaissons sont de gauche. Est-ce que celles de droite se cachent ?

Dimanche 49

Si vous cliquez sur la photo, elle s’agrandit.

Réac avant l'heure

Je viens de voir que M6 consacrait 2 émissions au mariage. Quel choc pour moi qui suis contre cette institution moyenâgeuse, qui me semble t-il n’a comme but que la défense du patriarcat !

Le Père Lachaise et moi

J'ai accepté de tester un jeu de piste pour une amie. Elle m'avait envoyé les fichiers avec les étapes à découvrir. Une fois imprimée, j'ai bien jeté un œil, j'ai bien vu le mot cimetière. Mais rien ne m'a fait réagir. Je monte un escalier, je me retrouve entourée de tombes. J'en vois partout. Je lis mes documents pour savoir vers où je dois me diriger. Je prends à gauche, des caveaux, la plupart sont vieux, oubliés, mal entretenus. Je fais un tour complet sur moi-même, des caveaux à perte de vue. Tous plus ou moins hauts, plus ou moins grands. Je me sens oppressée, une boule commence à obstruer ma gorge. Je dois sortir de là. Je me concentre sur l'allée où je suis, les arbres, les pavés. Une pierre tombale est écrite en chinois, plus loin sur la droite une en japonnais. Ces gens qui sont venus mourir si loin. Qu'est-ce que cela peut bien faire l'endroit où nous mourons ? La tristesse me submerge, aucune sortie n'est visible. Des caveaux qui ressemblent à véritables petites chapelles, des gens qui photographient, l'extérieur, l'intérieur. Je trouve cela morbide, déplacé, comme si l'intimité pouvait être volée même dans ce dernier lieu. Ils ne photographient pas un ensemble mais des détails. Je m'imagine bien le corps enterré dans une tombe horizontale, mais quand le caveau est vertical ? Je n'aime pas ces pensées lugubres qui prennent possession de moi. Un caveau neuf, fleuri, visité sur lequel est écrit Colette me rassure. J'en identifie la raison bien après être sortie. Le cimetière que je connais le plus, celui qui me bouscule le plus est celui de mon village. Il a une taille "humaine", toutes les personnes de ma famille que j'aimais y sont enterrées. La majorité des tombes me sont connues. Je suis ravagée d'émotions contradictoires, les rares fois où je m'y rends. Mais le fait d'avoir connus ces personnes me permet d'accepter d'être là. Je ne suis pas en visite touriste. Une chose est sûre, une fois morte, je veux que mes cendres soient dispersées à l'air libre. Je refuse qu'un monument impose à quelqu'un, un souvenir. Je vais très rarement au cimetière car le souvenir de ma mère est présent en moi.