Compote de fraises en devenir bis

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Brève de bureau

« je suis nue comme si je n'avais pas de culotte, j'ai oublié mon portable »

Faut pas gâcher

Une femme pleure, de mul­ti­ples rai­sons peu­vent en être la cause. Je me fais un film. Pen­dant ce temps, cette per­sonne prend un mou­choir en papier. Elle l’imbibe sur toute sa sur­face, le plie en qua­tre. Elle se pen­che et essuie ses mocas­sins. Une fois, ceux-ci pro­pres, elle va s’asseoir. Après quel­ques ins­tants, ses yeux sont de nou­veau secs.

Le Père Lachaise et moi

J'ai accepté de tester un jeu de piste pour une amie. Elle m'avait envoyé les fichiers avec les étapes à découvrir. Une fois imprimée, j'ai bien jeté un œil, j'ai bien vu le mot cimetière. Mais rien ne m'a fait réagir. Je monte un escalier, je me retrouve entourée de tombes. J'en vois partout. Je lis mes documents pour savoir vers où je dois me diriger. Je prends à gauche, des caveaux, la plupart sont vieux, oubliés, mal entretenus. Je fais un tour complet sur moi-même, des caveaux à perte de vue. Tous plus ou moins hauts, plus ou moins grands. Je me sens oppressée, une boule commence à obstruer ma gorge. Je dois sortir de là. Je me concentre sur l'allée où je suis, les arbres, les pavés. Une pierre tombale est écrite en chinois, plus loin sur la droite une en japonnais. Ces gens qui sont venus mourir si loin. Qu'est-ce que cela peut bien faire l'endroit où nous mourons ? La tristesse me submerge, aucune sortie n'est visible. Des caveaux qui ressemblent à véritables petites chapelles, des gens qui photographient, l'extérieur, l'intérieur. Je trouve cela morbide, déplacé, comme si l'intimité pouvait être volée même dans ce dernier lieu. Ils ne photographient pas un ensemble mais des détails. Je m'imagine bien le corps enterré dans une tombe horizontale, mais quand le caveau est vertical ? Je n'aime pas ces pensées lugubres qui prennent possession de moi. Un caveau neuf, fleuri, visité sur lequel est écrit Colette me rassure. J'en identifie la raison bien après être sortie. Le cimetière que je connais le plus, celui qui me bouscule le plus est celui de mon village. Il a une taille "humaine", toutes les personnes de ma famille que j'aimais y sont enterrées. La majorité des tombes me sont connues. Je suis ravagée d'émotions contradictoires, les rares fois où je m'y rends. Mais le fait d'avoir connus ces personnes me permet d'accepter d'être là. Je ne suis pas en visite touriste. Une chose est sûre, une fois morte, je veux que mes cendres soient dispersées à l'air libre. Je refuse qu'un monument impose à quelqu'un, un souvenir. Je vais très rarement au cimetière car le souvenir de ma mère est présent en moi.

Un cou de pied dans le cul et hop !!

Ribon-ribaine, je dois me remettre à la photo. En plus, j’ai des projets. Mais en ce moment, je n’ai pas envie de grand-chose. Ma participation aux Obsolètes à prise rapide