Les ptites banalités de Cunégonde

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Je me demande si j'ai encore quelque chose à craindre

Dans le cadre de mon travail,
je rencontre des gens étranges.
Certains se contentent d'avoir
une profession peu courante
comme marabout.

C'est grâce à cela que
par mégarde, un jour,
j'ai bu de l'eau bénite par celui
que j'avais rencontré.

Pendant mes années de collège,
nous étions allés à Lourdes.
C'était durant des jours chauds,
je vous révèle ce détail, car
il sert à expliquer comment j'ai pu boire
de l'eau bénite.

Aujourd'hui, j'ai été menacée,
je dois tomber malade.
Moi et mes enfants.
Quand j'ai expliqué à cette délicate personne
que je n'en avais, cela a arrêté ses menaces.

Sur le chemin pour rentrer chez moi,
des bribes de nos échanges verbaux ressurgissaient.
Je me suis aussi souvenue
de mes boissons insolites.

J'en ai ri, et je me suis dit
qu'il ne pouvait rien m'arriver.

Tout est dans la tête

J'avais une prise de sang à faire.
Avant de commencer,
je devais rester assise un quart d'heure.

Je regardais autour de moi,
évidemment je n'avais rien pris pour
combler ce laps de temps,
disons que j'avais tout oublié.

De voir certaines personnes autour moi,
angoisser n'est pas pour me rassurer.
Pourtant, j'étais fière de moi.

Je n'avais pas encore peur,
comme j'ai une phobie du sang,
je m'étais renseignée, je n'avais pas besoin d'être à jeun.

Ce détail tend à me calmer d'habitude.
Mais là dans de telles conditions,
mon petit déjeuner était oublié.

Seule mon observation des gens
aurait dû être un rempart à mon stress.
Mais l'angoisse est contagieuse.

En dents de scie

Une insomnie me tient éveillée
jusqu'au matin.

La ligne 14 fonctionne mal.
Il faut que je change mon trajet.

J'arrive à ma formation
avec 15 minutes de retard.

Un charmant sourire féminin y est
présent aujourd'hui et demain.

Dans le RER, une femme chauve attire
mon regard fatigué.

Sercice après-vente

À part celui des émissions sur canal,
je vais finir par les avoir en horreur.

J'envoie mon smartphone
en réparation.
Il revient avec un impact sur l'écran,
et une rayure sur le dos.
À croire qu'ils travaillent
avec un marteau piqueur.

J'appelle le SAV qui
m'informe que je devais contacter
la société qui a effectué les réparations.
Chose faite, je devais
encore une fois me séparer
de mon smartphone.

Quelques jours plus tard,
une personne de cette entreprise
me téléphone parce que pour eux,
l'impact sur l'écran ne se voyait pas.
Je leur explique exactement où
il se trouve, la personne m'indique
qu'effectivement il (l'impact) était bien là,
et qu'ils allaient s'en charger.

Ravie, j'étais convaincue
de pouvoir rapidement récupérer mon jouet.
C'était sans compter sur
une certaine malhonnêteté.
Avant hier, je reçois un devis.
Je dois payer 149 € 50,
pour changer ce que je n'ai pas rayé.
Après des échanges téléphoniques
non cordiaux et très tendus avec
le responsable de l'atelier de cette entreprise.
Ils devraient me changer
tout ce qu'ils ont abimé.
Je n'y croirais que quand je l'aurai entre les mains.

La tentation d'Ève

La danse, je connais pas.
Pietragalla est un personnage
qui plusieurs fois m'a intéressée.

Les dix premières minutes m'ont
paru longues, je ne comprenais pas.
Puis, l'histoire a commencé à me parler.

J'ai aimé ce que j'ai vu.
J'ai aimé les émotions
que je ressentais grâce à ce spectacle.

La perfifie du bol

Je range mon bol.
Comme d'habitude sur l'étagère
au dessus de l'évier, rien.

Je baisse la tête.
Un léger bruit, un choc sur mon crâne,
un atterrissage dans l'évier,
une bosse, un bol en moins.

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