Les ptites banalités de Cunégonde

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Tous les moyens sont bons pour acquérir de la culture

B. : « Tu savais que Tristan Tzara était écrivain ? »
Moi : « oui, je suis souvent dans sa rue, c'est marqué sur la plaque. »

Musée

Il s'agit d'un pavillon de chasse
qui fut transformé en hôtel particulier.

Maintenant, il possède la plus grande
collection des œuvres de Monet, au monde.

Mais je ne suis pas allée là-bas,
avec Gertrude pour voir les tableaux de ce peintre-ci.

Nous y sommes allées pour voir l'expo sur H.E Cross.
Je ne connaissais pas ce peintre,
bien que certaines de ses toiles soient exposées à Orsay.

J'ai apprécié l'exposition, le bâtiment par lui.
Je trouve dommage que Cross ne soit pas plus connu.


cross.JPG
un exemple que j'ai trouvé

Accepter

Hier, une amie qui est sous oxygène
24 heures sous 24,
m'expliquait qu'elle en avait marre
de tout, de vivre.

Mon impuissance me fait peur.
Je sais que je n'ai qu'à accepter.

Fil

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Anniversaire

Il y a des années où
j'ai un anniversaire
pour tout le mode,
j'entends par là,
tous ceux qui ont l'habitude
de me le souhaiter.

Il y a des années où
ce n'est pas la cas.
Je ne connais pas la cause
de cette instabilité.

La mémoire, peut-être ?

Fruits et légumes.2

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Immortalité ?

Durant une émission radio,
l'artiste (dont je ne me souviens plus le nom)
expliquait son besoin de
laisser une œuvre à la postérité.
Ma réaction immédiate fut de penser,
mais pour quoi faire ?

C'est vrai, je comprends mal
ce besoin si fort chez certains.
À quoi peut nous servir, de notre vivant,
de laisser une trace à la postérité,
à des personnes que nous ne connaîtrons pas,
si ce n'est combler notre égo ?

Je crois fortement qu'une fois mort
nous ne continuons d'exister que
dans le cœur de ceux qui nous aiment.
Ne peuvent être retenus, par nos proches,
que l'amour, l'amitié
que nous leur portons,
ou des émotions contraires,
les actes qui les ont marqués.
Ce qui fait qu'ils continueront à
penser à nous pendant longtemps.

Même pour un artiste,
seul son personnage public
demeure après sa mort.
Sa vie privée n'est que peu accessible.
Marquer la postérité nourrirait-il ce rêve d'immortalité ?

c'était hier

C'était au musée Bourdelle.
C'est beau.

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L'ennui

Ce sujet m'a été soufflé
par une émission de radio
écoutée en dilettante.
J'ai commencé à réfléchir sur
non pas les sujets possibles de mon ennui,
mais sur les circonstances
qui sont susceptibles de générer mon ennui.

La principale circonstance est quand
je me retrouve cernée d'inconnus,
dans un groupe.
Je suis peu sociable, semble-t-il.
Si je n'arrive pas à découvrir un sujet de discussion,
un intérêt quelconque qui permettra un échange,
l'ennui, lui arrive à grands pas.
Une fois passée ma phase d'observation,
il s'installe.

Mon implant

Mon dentiste m'explique
les bienfaits des implants,
en concluant qu'aujourd'hui,
on avait quarante-cinq ans de recul.

Je calcule que dans mon cas,
cela m'amènera jusqu'à
quatre-vingt-onze ans et demi.
Donc il me manquera huit ans et demi
pour atteindre âge fatidique de cent ans.

J'explique ma position à une copine.
Cette dernière me fait remarquer
qu'à cet âge avancé,
je n'aurai plus de dents !

Il me restera mon implant !

Brève de touriste

« On avait un but précis,
on s'est perdues.
Si on avait pas de but,
on se perdrait pas ! »

Pause

Petite pause de trois jours

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Ma Mamie ne me donne pas les nouvelles que je veux entendre.

C'est ma voisine depuis environ quinze ans.
Aujourd'hui, c'est son anniversaire.
Elle a quatre-vingt-neuf ans.

Elle monte, et descend plus souvent
que moi nos trois étages.

Il y a un peu d'un mois,
elle a été malade. Elle a cru mourir.
Alors elle a écouté son fils.

Dans un an, elle déménagera.
Elle ira habiter dans une résidence pour sénior,
à côté d'où vit son fils.

Je n'ai pas aimé cela,
même si je sais que pour elle, c'est mieux.

Bruxelles

Autoroute, trois heures environ;
frites, compote de pommes.
Je n'en ai apprécié qu'une seule.

Expo photo, Atomium.
Je n'en ai aimé qu'un seul.

Il ne faut pas que les aveugles soient des fainéants

Je me rends gare de l'Est,
pour retrouver une amie.
Je sors du métro,
je dirige vers les grandes lignes.

Le marquage au sol pour
les aveugles m'attire.
Je les suis, ils me guident
face à un escalier alors qu'à côté
deux escalators m'attendent.

Élévation

« S'élever, c'est prendre
l'ascenseur. »

Nancy

Je suis allée dans cette ville,
pour voir I. Nous avons fait du tourisme,
au gré de nos envies,
et des façades Art nouveau à admirer.

Je ne retiendrai que deux lieux:
le musée de l'École de Nancy,
et la galerie de Pascale Leclerc
trouvée par hasard.

Pour le premier lieu,
j'ai aimé certaines pièces,
certaines appliques sont si sensuelles
que j'avais envie de les avoir au creux de ma main.

Pour le second le lieu,
j'ai aimé le lieu pour lui-même,
la galeriste, sa voix, son accueil.
Allez-y.


Merci I. pour cette délicieuse journée.

Le plaisir de photographier 3

En troisième lieu, montrer
c'est partager.
Montrer, à qui, sur quel support,
pourquoi faire... ?

Prendre la décision de montrer une photographie
n'est pas toujours une chose aisée,
ni simple. Révéler une de mes vues signifie
que je donne un bout de moi.

Montrer veut dire aussi
que je dois accepter.
Montrer, c'est vouloir susciter une réaction.

Partager une photographie avec autrui,
constitue la phase finale.

Je vous donne à voir ici quelques photos,
d'autres sont visibles sur ma galerie
qui est un autre support, différent.

Je ne mets pas, en général,
les mêmes photos sur mon blog
que sur ma galerie.
Pour moi, même si quelques personnes
ont accès aux deux, il ne s'agit pas du même public,
ni même du même discours.

Il existe aussi un autre travail que je fais avec B.
Il s'agit de photographies documentaires.
La majorité de notre travail est constitué
de paysages urbains.

Le plaisir de photographier 2 (3)

Travailler pour monter.

Cette phase se passe
devant mon écran calibré.
Il me faut du temps, le temps
d'oublier ce que j'ai vu durant
la prise de vue, les sensations
qui existaient au moment où j'ai déclenché.

L'image sur mon écran ne correspond
plus qu'à une certaine objectivité.
Je ne veux pas qu'un sentiment, une sensation,
que sais-je encore vienne polluer
ce que je désire présenter.

Je commence par jeter tout
ce qui ne doit pas être gardé.
Quelques fois, je marque encore
un temps d'arrêt après cette phase.

Ensuite, je choisis entre plusieurs clichés
d'une même scène, d'un même paysage,
d'un même portrait.
Pourquoi retenir une de ces vues plutôt qu'une autre ?
Les réponses sont si subjectives
que je ne saurai pas toujours
les expliquer.

Développement, masquage...
L'indécision face à certains choix,
l'angoisse est présente.
Il peut m'arriver de faire et refaire.

Puis la conception est finie.

Le plaisir de photographier 2 (2)

Construire, cela signifie travailler.

Pour moi, la construction commence
à la prise de vue. C'est pendant cette phase
que je fige ce que je vois.
Plusieurs clichés sont nécessaires.
Pas simplement différents cadrages,
mais aussi différents couples
vitesse/ouverture.

De ce couple dépendra ce qui sera vu.
Qu'est ce que je veux montrer ?
Est-ce que je veux le plus de netteté possible ?
Me faut-il du flou pour donner
une impression de mouvement ?
Dois-je stopper ce mouvement pour mieux
le mettre en valeur ?
Les réponses à ce genre de questions sont
le commencement à ma construction de mes photos.

Seul le nombre de déclenchements
me permet de réagir sans même m'en apercevoir.
Mon œil est exercé, pourtant devant une scène, un paysage...
Je prends toujours plusieurs clichés.
Le choix définitif ne sera fait que
devant mon écran.

Une fois que je pense avoir assez rempli
de cartes mémoires. Je rentre chez moi.

Croyez-vous que je transfère de suite
le contenu de mes cartes sur mon micro ?

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