Seule

La crise d’Épi m’a renvoyé avec violence
ma solitude en pleine face.
Seule, je serai un jour,
à devoir prendre une décision qui
maintenant me fait peur.
Seule, je suis aujourd’hui
avec cette réflexion-là.
Cette situation me rappelle que
la mort fait partie de la vie,
de façon encore plus intense que le COVID.

Commentaires

1. Le lundi 18 mai 2020, 07:32 par Anthom

La solitude s’est installée dans ma vie il y a tout juste six ans au décès de mon mari. Je suis certes très entourée par mes filles et mes petits enfants que je vois souvent même s’ils n’habitent pas dans mon département. Pendant un temps je me suis nourrie de présences virtuelles grâce à Dotclear et à mon blog et puis le lien s’est distendu doucement, naturellement. Le virtuel ce n’est pas la vraie vie!
Dans la suite naturelle d’une vie professionnelle, municipale et sociale qui fut hyperactive, j’ai repris des activités dans lesquelles je me suis immergée totalement…mais dans une commune où nous n’habitions pas depuis longtemps et où je n’avais plus de réseau, de ce fait ma vie sociale s’arrête aux portes des structures où j’interviens!
C’est le confinement qui m’a envoyé la réalité de la solitude à la figure:
découvrir qu’on est classé dans les séniors donc “vulnérables”, l’absence des proches, l’activité réduite au “télétravail” , “télébénévolat” plutôt, et un vide sidéral dans une maison immense où les seuls interlocuteurs sont le chien et le chat. Et, pour la première fois j’ai eu peur de l’avenir!

2. Le mardi 19 mai 2020, 20:31 par Cunegonde

Le covid a accru ce sentiment de solitude, pour beaucoup de personne dont moi.
Tu sais que plusieurs fois, je me suis demandée ce que tu devenais sans oser prendre contact avec toi.
La vie virtuelle n’est pas la vraie vie. Pourtant cela permet aussi d’échanger.

3. Le jeudi 21 mai 2020, 10:48 par Anthom

Tu aurais pu.
J’ai arrêté d’écrire sur mon blog en 2018 dans une année de tourmente familiale où nous avons appris le cancer du poumon non opérable de mon gendre aîné. Je ne suis plus sentie capable d’écrire!
Même photographier je n’y arrivais plus.
Je me suis réfugiée dans l’engagement associatif où je me suis plus engagée encore et qui m’a avalée totalement.
Après un traitement immunothérapique qui a duré donné des résultats inespérés il a repris le travail et la rémission semble se dessiner.
Je n’écris plus mais je lis toujours, je me suis inscrite sur twitter pour suivre ceux avec qui j’ai beaucoup aimé partager.
J’ai suivi ton engagement pour les femmes aussi…
Petit à petit l’envie me reprend de renouer des fils.

4. Le jeudi 21 mai 2020, 17:00 par Gilsoub

Anthom, tut comme Cunégonde, des fois je me suis demandé, et puis peur de déranger ou… je pesais pas…
En tout cas content de ravoir de tes nouvelles :-)

5. Le vendredi 22 mai 2020, 07:06 par mirovinben

Anthom, je suis comme Cunégonde et Gilsoub. La peur de déranger, le respect d’un retrait blogorien que j’espérais voulu.

Content de te lire à nouveau.

6. Le samedi 23 mai 2020, 20:24 par Cunegonde

Reprendre l’échange serait pas mal alors Anthom.
Je suis désolée de la dureté de ce que tu as vécu. Je sache que tu m’a manqué.
A bientôt alors.

7. Le jeudi 28 mai 2020, 21:14 par lireine

C’est quoi la crise d’Epi ?… (m’escuze…)

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