Mes grandes réflexions

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Le prix des choses

J’avais besoin de me remettre
de mes émotions.
Je me suis offert
une glace.
Je l’ai payé 5€90.
Je me suis dit qu’à
1 euro près,
c’est le prix d’un repas à la cantine.

J'avais pas fait

Mes vitres pendant
plus d’un an.
Je trouve que ça donne
un coup de peps.
Bon depuis, la tempête est passée.

Pas avec elle

On parlait voyage,
à la cantine.
Ma collègue me racontait,
qu’une fois, dans un avion,
elle a rencontré des sud-africains,
et elle leur a expliqué
tout ce qu’ils devaient visiter
à Paris :
Disney, le parc Astérix.
Je suis sûre de ne pas faire
de tourisme avec elle.

Je me suis dit

En me promenant,
j’ai vu une personne très âgée,
assise à côté d’une personne
qui semblait avoir mon âge.
Elles papotaient.
Je me suis dit que
cette scène,
cela pourrait être moi,
plus tard.

A chacun nos petites manies

Ce matin, je suis allée au labo
pour me faire faire une prise de sang.
J’observais les gens.
Ceux qui mettent leur carte vitale
dans la poche de leur jean,
ceux qui la mette dans une pochette…
Ceux qui arrivent avec leur ordonnance pliée en 4,
ceux qui l’ont dans une chemise
bien rangée.
Ma manie est de bien rangée
ma carte vitale, et aussi
mon ordonnance,
en plus, je me force à penser
à autre chose. J’ai une phobie
du sang et des piqures.

J'anticipe sur la météo

J’ai basculé mon armoire hivernale,
en armoire estivale.

Ma crise de la soixantaine

Comme toutes mes grandes crises,
je les fais en avance.
J’ai réalisé en parlant à des ami⸱es
que j’avais peur de mes 60 ans à venir,
comme si à 60 ans tout s’arrête.
La fin de ma vie.
Cela est fou, je sais.
Mon premier cap a passé a été 53 ans,
l’âge auquel ma mère est morte.
60 ans est l’âge que ni père, ni mon frère ont passé.

Jamais dans la rue

J’attendais un ami.
Une personne avec un gilet CARE,
m’aborde, elle voulait
2 minutes de mon temps.
Je lui dit :
jamais dans la rue.
Elle me demande s’il y a moyen de changer,
d’évoluer.
J’ai acquiescé et ajouté
oui, mais jamais dans la rue.

Quel con

En allant me balader,
j’aperçois, bien ranger contre un arbre,
des objets qui manifestement
sont déposé là, plus pour être donné
que pour être jeté.
En rentrant, je m’aperçois
qu’un chien avait pissé dessus.
Mais quel con !
Le propriétaire du chien plus
que le chien.

3 jours

Que je ressasse des trucs que
j’ai fait,
j’ai dit,
dont je ne suis pas du tout fière.

Trajet

Ils sont optimistes 4 jours et 7h
à pied entre mon village et Paris.

Trajet.jpg, nov. 2020

Rappel bloguesque

Hier, je descendais une rue,
devant moi, un couple.
Une châtain aux cheveux mi-long,
l’autre aux cheveux crépus.
Je ne sais pourquoi,
un rappel en arrière,
je suis revenue des années en avant.
Quand je lisais le blog d’Alice.

Je suis une exploiteuse

D’habitude quand j’ai trop de crevettes,
pour éviter la surpopulation,
je les donne.
Là, je les ai vendues.
D’où cette sensation de les exploiter.
J’en ai vendu 40,
J’en rachète 10.
Je fais ça aussi tous les ans,
pour qu’elles restent
bien rouge et en forme.

Directions biscornues

Parce que gouine,
je me retrouve en train de manifester
pour le mariage,
bien que je sois contre.
Parce que contre la pédo-criminalité
je me retrouve à soutenir (moralement)
des personnes que je n’aurais pas
sans doute pas défendues
le reste du temps.
Je me dis que la vie prend,
quelques fois des chemins étranges,
pour me montrer la voie à suivre.

Grande réflexion de la journée

plus on vieillit,
plus nos culottes grandissent.

Élections

J’ai toujours voté dans mon village,
Même encore.
Pour plusieurs raisons, ma famille y est très impliquée.
Je suis toujours ce qui s’y passe,
même si je n’y vais qu’une fois par an.

Vote.jpg

Seule

La crise d’Épi m’a renvoyé avec violence
ma solitude en pleine face.
Seule, je serai un jour,
à devoir prendre une décision qui
maintenant me fait peur.
Seule, je suis aujourd’hui
avec cette réflexion-là.
Cette situation me rappelle que
la mort fait partie de la vie,
de façon encore plus intense que le COVID.

photo

Il m’arrive de regarder une photo,
et de me dire,
j’aurais adoré la faire !

Forme

À défaut d’avoir la forme,
je me suis achetée
un oreiller à mémoire de forme.

A mon âge

Oui, je suis à un âge où
je dois tout marquer,
sous peine d’oublier.

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