Mot-clé - énervement

Fil des billets - Fil des commentaires

Rochefort

Aller à Rochefort avec ma sœur.
J’avais vu l’émission des racines et des ailes,
sur la charente.
Et là, on attend le dépanneur.
J’avais jamais vécu
une panne automobile.

Partage

Vide

En 22 ans, je n’avais jamais vu
les Champs Élysées vides.
Ce qui signifie aussi que
j’ai dû aller jusqu’à Concorde pour
pouvoir traverser et
aller jusqu’aux Invalides.
Je me demande bien à quel président
je dois ce détour.

Partage

Courant

Un boum, puis une femme à côté de moi
qui émet un ha. Mi-surprise,
mi-inquiète.
Le métro est arrété depuis 22 minutes.
Le conducteur nous tient au courant
du manque de courant sur la ligne.
Les gens soulagés râlent.
Il faut que nous évacuons la rame.

Partage

Les pères participent-ils à la création d' un enfant ?

Je ne pose cette question
aprés avoir entendu
qu’une mère avait abandonné son bébé.
Dans un tel cas, il n’est jamais
question du père.

Partage

Hommage national

http://www.gouvernement.fr/partagez-hommage-national

Non, je ne mettrai pas de drapeau à ma fenêtre,
pas parce que je n’en ai pas.
Rendre cet hommage pour moi,
est un acte empli de pudeur;
un acte de respect envers
les personnes tuées le 13 novembre;
un acte de recueillement.

Cela n’a rien à voir avec ma fierté
d’être française.
Mettre un drapeau à la fenêtre,
comme on affiche un poster,
comme on le montre dans les stades,
quand la France gagne,
n’a pas de sens pour moi.
Je rendrai l’hommage le plus respectueux
et le plus humble possible,
sans selfie, sans publication sur les réseaux sociaux.

Partage

Wisigoth

C’est eux les coupables,
eux, qui ont dû m’empêcher de dormir.
Eux, aussi, du moins,
une de leurs descendants
dont la douce voix matinale,
m’a expliqué que ce soir,
c’était fichu, je finis tard,
pas de Paris Carnet pour moi.

À 8h37, je ne rêve que
de pouvoir à nouveau entrer
dans mon lit.
Vivement ce soir !

Partage

Punaise

Pour ne pas dire PUT… !!!
Je regarde sur l’application Ratp,
le chemin pour aller prendre une navette,
qui m’amènera jusqu’aux portes
d’un magasin où je vais voir une penderie.
Le 88 doit me déposer près du 77 bd
Saint Jacques.
Je n’ai jamais pris ce bus.
Je pars un peu plus tôt.
J’arrive à l’arrêt indiqué.
Le panneau d’information indique que
le prochain bus est dans 10 minutes.
Trop tard, donc!
J’ai pris un RER C
J’espère que je vais arriver à bon port.

Partage

juste un seul

Tu m’étonnes qu’il renonce à
ce dispositif s’il peut avoir plus.
Avec un seul million,
j’arrête de travailler tout de suite.
Je me demande toujours,
ce qui les motive pour vouloir
toujours plus.
Il y a bien un moment où
il faut s’arrêter,
se poser.

Partage

La valeur des choses

Je suis allée manger une pizza,
j’ai pris un coca zéro avec.
J’ai payé 16€50 
J’étais surprise car la pizza valait 12€.
J’ai regardé le ticket : 4€50 le coca.
Je n’en revenais pas.
Une boisson peut coûter plus
d’un tiers que mon repas.
Elle ne me nourrit pas, pourtant !
Je paie une canette de coca
comme celle qui m’est servi 0€46.
La pizzeria doit payer son loyer,
ses charges, les salaires…
La boisson ne représente pas
un travail particulier, c’est du stock, du service.
Pour la pizza, il n’en est pas de même.
Il faut les matières premières,
les travailler, les cuisiner
les servir.

Bref, je trouve que réaliser sa marge
sur un produit sans valorisation
n’est pas moral.
J’accepterai de payer
quelques euros de plus la pizza,
pour que la marge puisse être réalisée
sur des produits qui valorisent le travail.
Mais qui me suivra, dans une société,
où le travail n’est plus
une valeur respectable ?

Partage

Règles

Elles sont arrivées un jour sans crier gare.
J’avais 9 ans.
Je ne comprenais pas pourquoi
j’avais une tache de sang dans ma culotte,
ni pourquoi Nanou (ma sœur qui a un an de plus que moi)
n’avait pas eu ça.
Une injustice.
S’en est suivi les seins, les soutiens-gorges, les migraines
que des trucs de filles qui
ne me plaisent toujours pas.
J’ai toujours les seins, les soutiens-gorges,
de temps en temps les migraines.
Je n’ai plus mes règles depuis 4 mois.
Elles partent comme elles arrivent.
C’est aussi perturbant.
J’ai à la place des sueurs nocturnes,
avec tout le questionnement qui va avec.
Il ne me manquait plus que ça.
Vu ce que j’ai lu,
On ne se débarrasse pas
des sueurs nocturnes facilement.

À la Marche des fiertés (pas cette année)
sur une pancarte était écrit
« je fais ce que je veux de mon corps. »
J’ai plutôt la sensation que
mon corps se joue de moi,
que je dois m’adapter pour
vivre au mieux les événements
qui caractérisent ce cap.

Partage

Optimisme

Pourquoi devrait on croire
que quelque chose de bon
sortira de ce quinquennat ? Dire que j’ai voté pour un mec de gauche
qui ne fait qu’une politique de droite.

Partage

Clopin-clopant

Je marche en clopinant,
dès le lever, puis cela s’estompe.
Pour recommencer le lendemain matin.

Partage

Ça m'emmerde

Ça m’emmerde que
les pédés et les gouines,
du moins beaucoup d’entre eux,
militent pour le mariage,
la famille et tout le barda
qui fait que l’on ressemblerait à des hétéros.

Combien d’entre nous n’ont jamais eu
de problème dans leur famille à cause
de notre homosexualité ?

Sommes-nous capable de reproduire que
ce que nous connaissons comme système ?

Partage

Béatitude

Pour ma part, je n’ai jamais
ressenti ce sentiment.
Je vais peut-être connaître cet état
dans quelques heures quand j’aurais
récupérer mon sac de voyage.

Quand j’amène mes bestioles en Gironde
j’utilise les services de la SNCF, bagages à domicile.
Ils devaient prendre mon sac,
jeudi 28 mai, entre 8h et 13h,
il devait être livré, entre 8h et 13h,
dans mon village le lundi 2 juin.
Le jeudi, les prestataires de la SNCF,
France Express du groupe Geodis,
n’ont pas trouvé mon immeuble.

Ensuite, il y a eu des problèmes
d’ortographe du nom de la rue
la SNCF n’a pas pu donner le bon nom de rue
à France Express qui eux n’ont pas su le trouver.
Bref, je devrais avoir mon sac aujourd’hui.
J’afficherai un sourire béat

Partage

Républicain

Je ne vais pas rayer ce beau mot
de mon vocabulaire.
Pourtant, je m’interroge sur la façon
de l’utiliser à partir d’aujourd’hui.

Partage

Images

Celles que j’ai enfermé
avec soin dans ma tête,
celles qui y sont entrées insidueusement,
et qui y siègent pour le reste de ma vie.
Même s’il existe un risque qu’un jour
je ne les vois plus.

Partage

Élucubration

Je ne divague pas du tout
quand je me demande comment
je vais me balader au village
avec mon entorse.

Je n’ai pas d’élucubration
en entendant que le gouvernement
va s’en prendre aux consommateurs
de drogue. “Il n’ est pas normal que des gens
de quartiers nantis viennent acheter
dans des quartiers défavorisés.”
C’est vrai que les deals en plein jour
ne se voient pas!!!
C’est du foutage de gueule.

Ce n’est pas extravagant de reconnaître
que je suis énervée de à cette heure-ci.

Partage

Algorithme

Ça permet de mieux nous
fliquer sur le net.

Partage

Ululement

À défaut d’être réveillée par
les ululemnts d’un hibou,
je le suis souvent par les ronflements d’Épi.

Partage

Démoniaque

Mais pourquoi mes 2 dernières manageuses
sont-elles démoniaques ?
Comment trouver une stratégie pour
ne pas me faire dévorer ?
J’essaie de ne pas m’emporter
de rester lisse.
Me connaissant, je ne suis pas sûre
que cela dure.

Partage

- page 2 de 5 -

Articles consultés récemment

Sieste

Je vais faire la sieste. Résultat : les 2 bestioles sont sur le lit, et moi j’ai repassé.

Lequel des 2 ?

J’ai vu un homme sur une moto à laquelle était accrochée une paire de skis. En étendant mon linge, je me suis aperçue que j’étais la malheureuse propriétaire de deux tee-shirts, et d’un soutien-gorge roses. Il y avait aussi un polo; un autre tee-shirt; une paire de socquettes, mais les garder était au dessus de mes forces, ce soir.

Plusieurs fois

Je suis capable de regarder plusieurs fois un film. Pourtant jusqu’à présent, je ne suis pas arrivée à relire un seul roman. Peut-être parce que je fais autre chose quand je regarde pour la ième fois un film.

Le genre des manteaux

Un manteau de femme a la fermeture éclair à gauche. Un manteau d’homme l’a à droite. Un manteau de femme n’a pas de poche intérieure. Un manteau d’homme en a plein.

Six nuances de marron

Des pieds à la tête, l’homme qui était devant moi, ne portait que du marron.