8 mai 1945

Ce matin, pour accompagner ma sœur,
je suis allée à la commémoration de cet évènement.

Quand, j'étais enfant, obligation
nous était faite d'y aller et d'y chanter
la marseillaise.

Là, que nenni, Madame le maire lit un discours.
Les drapeaux se lèvent, se baissent...
Un pot est offert, je me suis même demandée
si le devoir de mémoire était juste respecté.

Mais que faire?

Commentaires

1. Le dimanche 9 mai 2010, 07:04 par mirovinben

Ch’tite ques­tion : le devoir de mémoire n’est-il pas “sim­ple­ment” de s’obli­ger à ne pas oublier ? Sans for­cé­ment le com­mé­mo­rer à une date pré­cise.

Je suis de la géné­ra­tion dont les parents étaient jeu­nes adul­tes à cette période. Je n’ai pas besoin d’une jour­née pour me rap­pe­ler ce qu’avait été la Seconde Guerre Mon­diale (ni la Pre­mière d’ailleurs, mes deux grand-pères l’ayant faite comme sol­dat sur le front).

Et j’ai fait en sorte que mes enfants soient lar­ge­ment et le mieux pos­si­ble au par­fum sans pas­ser néces­sai­re­ment par la case “école” ni la lec­ture obli­ga­toire de la let­tre de Guy Môquet.

2. Le dimanche 9 mai 2010, 11:10 par Cunégonde

Moi aussi, mon père, mon grand-père, ma grand-mère ( elle s’était plus par­ti­cu­lier) ont com­battu pen­dant cette guerre;
Mon père nous en par­lait jamais, ce que je sais de lui à cette épo­que vient de ma mère et de son cou­sin.
A tel point que vu nos rap­ports, pen­dant long­temps, j’ai cru qu’il était col­labo. Non, il était catho­li­que pra­ti­quant et ce qu’il a du faire pen­dant ses années de résis­tance l’ont mar­qué à vie. Tu rajou­tes à cela son han­di­cap des émo­tions et des sen­ti­ments, tu com­prends aisé­ment pour­quoi il ne s’attar­dait jamais sur le sujet.
Mon grand-père et ma grand-mère mater­nel­les, eux nous racon­taient.

Je me dis aussi que dans quel­ques années, il n’y aura plus de per­son­nes ayant vécu cette période, ou des per­son­nes con­nais­sant des per­son­nes… Alors là, la mémoire en prend un coup.
Je suis d’accord avec toi pour la let­tre de Guy Môquet.
Je me deman­dais juste ce qu’il nous appar­tient de trans­met­tre pour res­pec­ter notre devoir de mémoire.
Et main­te­nant, je me demande qu’elle est notre mai­gre part pour que de tel­les atro­ci­tés ne se renou­vel­lent pas,
tout en sachant que ce qui se passe dans le reste du monde me donne tord, par exem­ple le Rwanda.
Le devoir de mémoire est-il un rem­part? Je crains que non.

3. Le lundi 10 mai 2010, 10:45 par imposture

tu ouvres encore un vaste chan­tier. j’ai des trucs à faire, je reviens met­tre mon grain de sel. à +!

4. Le lundi 10 mai 2010, 12:15 par imposture

la mémoire n’empê­che­rait pas que ça recom­mence, d’ailleurs ça recom­mence à tou­tes les épo­ques, dans d’autres endroits du monde et d’une autre façon. à quoi bon tant de mémoire? la mémoire à long terme, à l’école sur­tout, sert le sen­ti­ment d’appar­te­nance, tâche ingrate dans ce mel­ting pot. à court terme avec his­se­ment des cou­leurs, la mémoire sert sur­tout la recon­nais­sance de ceux qui ont vécu ces épo­ques. à mesure que dis­pa­rais­sent ces per­son­nes, les com­mé­mo­ra­tions aussi (à part le FN, qui pense encore à his­ser un dra­peau pour jeanne?).
«il nous appar­tient de trans­met­tre, pour notre devoir de mémoire», ce qui peut ser­vir une nation au pré­sent et au futur, le poème de nie­mol­ler «je n’ai rien dit». le sen­ti­ment d’appar­te­nance oui, mais à con­di­tion qu’il serve des valeurs qui ne se résu­ment ni au chau­vi­nisme, ni à la bien pen­sance.

5. Le mardi 11 mai 2010, 11:39 par imposture

si j’ai dit une con­ne­rie, il faut me le signa­ler. je déteste pren­dre des vents. tu ne t’éton­ne­ras pas si un jour je ne com­mente plus. tu lan­ces un thème inté­res­sant, tu don­nes envie d’en par­ler puis plus rien. quand je lance des bar­ba­ri­tés, je com­prends, mais là?

6. Le mardi 11 mai 2010, 12:42 par mirovinben

> Impos­ture : Je ne suis pas sûr que ce que tu as écrit appelle les vents/le dédain, au con­traire. Il me sem­ble que ton com­men­taire est si per­ti­nent qu’il n’y a rien à ajou­ter.

En même temps, je ne suis pas le pro­prio des lieux.

7. Le mardi 11 mai 2010, 12:57 par Cunégonde

Pour­quoi un vent, ici, il pleut.:-)))
Non ta réponse comme celle de Miro­vin­ben me plai­sait et je n’avais rien à rajou­ter, c’est tout.
Ce qui me désole c’est juste que nous som­mes capa­ble de recom­men­cer tou­jours les mêmes abo­mi­na­tions

8. Le mercredi 12 mai 2010, 11:42 par imposture

merci à tous les deux, je me sens moins insi­gni­fiante :-)

9. Le mercredi 12 mai 2010, 20:54 par Cunégonde

Parce qu’il t’arrive un jour de croire que tu peux l’être pour moi? Si ta réponse est posi­tive sache que j’aurai du mal à me remet­tre de cela!

10. Le vendredi 14 mai 2010, 11:58 par imposture

:-) non, mais je pré­fè­re­rais ne rien dire que de savoir que ce que je dis compte pour du beurre, c’est le côté pho­bie sociale de l’impos­ture. si c’est pas clair, je t’expli­que­rai un jour. bjs

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